[Voyage] Dragon*Con 2013, une expérience inoubliable

Une fois n’est pas coutume, ce blog va héberger un compte-rendu/retour d’expérience bien longuet, je vous préviens d’avance. Il ne s’agit pas vraiment d’un reportage, car j’ai laissé ma casquette de journaliste au placard pour quelques jours, en endossant mon unique costume de fan – certains diront de geekette – pour aller réaliser un rêve outre-Atlantique : vivre une convention aux Etats-Unis. Et pas n’importe laquelle : la Dragon*Con d’Atlanta. Une expérience inoubliable, plus abordable qu’on peut le croire.

Ceux qui me connaissent un peu savent que je suis une fan inconditionnelle de culture geek US : cinéma et séries télé de science-fiction, jeux vidéo et comics sont mes passions. Je suis également collectionneuse d’autographes (à l’unique condition de faire signer le guest en mains propres) et fanas de goodies. Autant de facettes qui font de moi une candidate de choix pour les grosses conventions. Jusque-là, je m’étais limitée aux conventions françaises (comme le Comic Con de Paris) ou européenne (telle la FedCon de Düsseldorf). Cette année, je me suis rendue à Atlanta, pour la Dragon*Con, troisième convention majeure des USA derrière le Comic Con de San Diego et celui de New York.

atlanta

D’ailleurs si on m’avait donné le choix il y a un an et demi, j’aurais sans doute encore cité le SDCC comme étant la convention US qui me faisait le plus rêver : panels excitants, gros guests à la pelle, cosplays déments et goodies exclusifs, autant d’arguments faisant pencher la balance, et mettant des étoiles dans les yeux des geeks français qui aimeraient y aller au moins une fois, pour vérifier si toutes les vidéos et les photos qui se baladent sur la Toile fin juillet sont véridiques. Aujourd’hui, non seulement je n’ai plus envie d’aller au SDCC, mais j’espère casser un peu l’image de cette convention dans ce compte-rendu.

Mais entrons désormais dans le vif du sujet : en septembre 2012, soit après la Dragon*Con, mon ami Julien et moi-même avons visionné les magnifiques vidéos ayant été réalisées lors de cette convention, qui se tient chaque année à Atlanta à l’occasion du Labour Day. 52.000 visiteurs en 2012, dont des milliers de cosplayers aux costumes d’une qualité étourdissante, et un déluge d’invités prestigieux. Pour nous petits frenchies, tout ça ressemble à l’Eldorado… mais ça ne nous a pas démonté. Ca a commencé comme une parole en l’air, l’ébauche d’une éventualité : aller à la Dragon*Con en 2013. Puis l’ébauche a pris forme au fil des semaines suivantes, et le « on y va, on y va pas » est devenu une affirmation : oui, nous irions à la D*C en 2013, c’était décidé !

10 mois de préparation

Pour préparer le voyage, s’étalant entre fin août et début septembre, il nous a fallu environ 10 mois. C’est beaucoup et c’était un pari : en 10 mois il peut se passer beaucoup de choses. Néanmoins, c’était la seule vraie façon d’optimiser le coût du voyage. Les premières estimations du coût des hôtels et de l’avion ont débuté en octobre-novembre, avec réservation dans ce même laps de temps (deux hôtels différents pour un séjour de 9 jours). En décembre, nous avons acheté les billets pour la convention (des Memberships nominatifs, impossibles à revendre. Pourquoi les prendre si tôt ? Tout simplement parce que le prix augmente à l’approche de la conv !). Début janvier, une promotion très intéressante sur les billets d’avions nous a permis de bénéficier de tarifs imbattables : 546€ pour l’aller-retour Francfort – Atlanta. Puis, au fil des mois, nous avons acheté les pass pour visiter des lieux touristiques de la ville, nos photoshoots avec les guests, et mis de côté pour nos achats sur place. En somme, 10 mois nous ont permis d’étaler nos achats et de bénéficier des meilleurs prix : nous n’avons rien laissé au hasard… sauf nos achats sur place !

La Dragon*Con, J-1

Le jour J a bien fini par arriver : je vous passe le voyage en avion (nous avons choisi de partir de Francfort via Lufthansa, compagnie nationale allemande bien moins chère qu’Air France) et la nuit dans le premier hôtel, que nous avons quitté dès le lendemain pour un second au standing un peu plus élevé. Néanmoins, nous n’avons pas eu la possibilité de loger dans l’un des grands hôtels hébergeant la convention (le Hilton, le Hyatt, le Marriott, le Westin et le Sheraton) tout simplement parce que les réservations ont été prises d’assaut, et que le décalage horaire a joué contre nous… ce n’est pas trop grave, car le fait d’avoir réservé très tôt nous a assuré d’être logé non loin du centre névralgique de la D*C. Bon point pour nous !

La récupération des badges débutait à 10h la veille de la convention. Naïvement, nous nous sommes pointés comme des fleurs devant le Sheraton à 9h du matin, pour constater qu’il y avait déjà 300 mètres de file d’attente. « C’est la première d’une longue série de files d’attentes » s’amuse une Américaine qui fait la queue devant nous. La file aura plus que doublé derrière nous avant 10h. Néanmoins, une fois l’heure fatidique arrivée, tout s’est enchaîné très vite et nous avons alors découvert une spécificité bienvenue des conventions US : l’organisation sans faille et le respect du public. Une file bien droite, des gens respectueux, aucune tentative de gruge… tout s’est passé tellement rapidement, tellement naturellement, qu’à 10h30 nous avions nos badges, nos programmes, et que nous étions parés pour le lendemain. Nous avons récupéré notre chambre d’hôtel, puis visité l’Aquarium de Géorgie (le plus grand au monde, un endroit fantastique) et nous sommes allés enfiler nos costumes pour nous rendre à un événement qui marquait pour nous le début de la convention : un match de base-ball au Turner Field, où une parade en costumes était organisée.

base ball atlanta

L’expérience fut sympathique malgré le peu de monde dans les gradins à l’heure de la parade (une heure avant le match alors que pas mal de monde arrive en retard après le début du match) mais ça nous a permis de rencontrer des gens très sympathiques et de faire notre baptême de stade de base-ball en marchant sur le terrain, ce qui n’est pas banal ! Je n’aurais jamais pensé mettre un jour les pieds dans un stade de base-ball, alors le faire en costume et en paradant avec Lou Ferrigno à la tête du cortège… encore moins ! Nous avons assisté au match en mangeant des hot-dogs, un pur cliché. Là on s’est dit qu’on y était !

« On n’a jamais été aussi près« 

C’est la phrase qu’on s’est répété un bon millier de fois avant d’arriver au Marriott Marquis le vendredi matin : on ne se doutait pas à ce moment-là que cet hôtel allait devenir un point de rendez-vous privilégié pour nous durant les 4 jours qui allaient suivre. Je pense pouvoir dire que Julien et moi sommes devenus incollables sur les recoins du Marriott… les autres, un peu moins peut-être. Mais il faut dire que le Marriot accueillait de gros panels, des photoshoots, ainsi que le Walk of Fame, cette énorme salle dans laquelle les guests signaient des autographes et prenaient des photos avec les visiteurs. On y a passé du temps !

Donner le détail de nos journées n’est pas forcément le plus passionnant, néanmoins il faut quand même parler de nos principales activités. Je viens d’en évoquer quelques unes :

  • Les panels : chez nous on a tendance à appeler ça des « conférences » car ils sont globalement orientés par un « meneur ». Je regrette qu’en France, le public ne puisse généralement pas poser plus d’une poignée de questions aux guests, cette tâche étant gérée par un intervenant. Entre ça et le fait que tout ce que disent les invités est traduit en français, on arrive à des panels où il y a parfois 25 minutes de paroles de guests, avec 3 questions du public, pour une heure de conf’. C’est pas trop ma came : je l’ai compris à la FedCon, où on catapulte un guest sur la scène avec un micro, et où il répond une heure durant aux questions du public, qui dispose de micros aux 4 coins de la salle. Là, c’est cool, c’est libre, il y a de vrais échanges. C’est la même chose à la Dragon*Con, sauf qu’il y a plus de guests sur scène, et plus de monde dans la salle. Les échanges passionnants et les délires improvisés s’en trouvent décuplés.panel dragon conLes panels de la D*C ont du succès, et attirent la plupart du temps des milliers de visiteurs. La longueur des files d’attente est monstrueuse : elles partent souvent des hôtels pour continuer dans la rue, faisant parfois le tour des blocs, cumulant des centaines de mètre. Mais tous ceux qui font la queue rentrent : si une file d’attente est trop longue, un staff le signale immédiatement. Julien m’a raconté avoir vu une organisatrice compter un par un les gens faisant la queue, pour stopper la file d’attente au bon endroit. Du jamais vu chez nous !
    L’extraordinaire discipline du public américain et l’efficacité du staff contribuent également à la bonne tenue des horaires des panels, qui accusaient rarement du retard. Je me suis retrouvée à un moment dans la file pour un panel Warehouse 13, au succès indiscutable. Mais il y a eu une erreur d’organisation et à un endroit précis, la file a été dédoublée : une partie des visiteurs a été invitée à continuer la queue le long de l’hôtel, tandis qu’une autre partie a été conviée à la continuer de l’autre côté de la rue. Je me suis vraiment demandée comment l’orga allait gérer ça… et au final, une solution a été trouvée : tous les 10 visiteurs faisant la queue le long de l’hôtel, des staffs ont patiemment « injectés » un groupe de 10 visiteurs qui faisaient la queue de l’autre côté de la rue. Imaginez seulement des inconnus se tenant par l’épaule pour traverser la route guidés par un staff, pour aller ensuite s’insérer dans une file d’attente, au milieu de gens qui trouvaient ça normal, et ne se plaignaient pas du tout de se voir grugés, d’une certaine façon. Personne n’a râlé parce que tout le monde savait qu’il allait entrer… imaginez maintenant une démarche similaire en France. Voilà voilà.

 

  • Les photoshoots : il s’agit de sessions de photos programmées avec les guests. Elles sont réalisées par des photographes professionnels et sont donc payantes. Une photo de groupe avec le cast entier d’une série présent à la convention peut dépasser les 100 dollars, voire même les 200 si les guests sont d’exception (le photoshoot avec 7 membres du casting de The Walking Dead coûtait 275 dollars). Un tel prix permet de repartir avec une belle photo. A noter qu’en moyenne la photo avec un guest coûte 40 dollars : ça permet de faire une belle photo avec quelqu’un dont on est fan sans trop se ruiner (40 dollars équivalent à 30 euros).
    Je me suis fait plaisir en faisant deux photos de groupe et une individuelle, mais mes guests n’étaient pas parmi les plus chers, ce qui m’a permet de me faire plaisir sans trouer mon porte-monnaie, et repartir avec de bien belles photos. J’ai apprécié que le photographe prenne le temps de refaire la photo si elle n’était pas parfaite : à ce niveau-là, on est loin de l’usine à gaz de la FedCon !

 

  • Les autographes : ça fait partie, avec les photos payantes, des sujets sensibles en France. Chez nous, beaucoup trouvent honteux qu’un guest fasse payer une signature… point de vue que je ne comprends pas vraiment. D’une part, le fait que les célébrités monnaient leur image n’est pas nouvelle. D’autre part, si les dédicaces étaient gratuites, tout le monde viendrait faire signer quelque chose pour le simple fait de la gratuité… pénalisant les fans vraiment intéressés. Ensuite, je ne le revendiquerai jamais assez : je paie autant pour la rencontre, l’instant, que pour la signature, qui est pour moi le souvenir d’un moment privilégié. J’ai des anecdotes pour toutes les signatures de ma collection, et j’en ai beaucoup ! Et cette Dragon*Con m’a sans nul doute offerte les plus belles !
    Il faut savoir qu’à la D*C certains guests sont conviés pour des panels, mais sont libres de venir signer dans le Walk of Fame et de fixer les prix qu’ils veulent. Certains viennent seuls, d’autres viennent via leurs agents. Les prix pratiqués sont plus accessibles que ceux des conventions européennes : entre 30 et 40 dollars la plupart du temps, avec la possibilité de faire des photos avec votre propre appareil. Le genre de truc plutôt rare à la FedCon, par exemple.

stephanie leonidas DC

  • Ici, personne n’est pressé : les guests prennent le temps de bavarder avec leurs fans, de faire des photos, serrer des mains et même faire des câlins (Ah, Eddie McClintock…). L’astuce bien connue est celle qui consiste à aller saluer un guest lorsque la file d’attente est réduite pour bavarder encore plus longtemps !  Je serais incapable de dire quelle rencontre j’ai préféré, mais j’ai eu des tonnes de coups de coeur et de petits moments d’émotion. J’ai rencontré des guests qui, je le pense et j’en suis triste, ne seront jamais invités en France, alors qu’ils sont formidables. Nous avions fragmenté nos passages au Walk of Fame pour ne pas faire signer tout le monde le même jour, car nous savions que ça allait être un déchirement de ne plus y retourner. Je crois que c’est la dernière salle que nous avons visité avant la fermeture de la convention.

 

  • La dealer’s room : nous l’avons surnommée « la Terreur du porte-monnaie » mais les habitués de la Dragon*Con l’ont baptisée « l’Enfer ». La dealers room, c’est la zone où les boutiques sont réunies. Elle est gigantesque et, particulièrement cette année, elle était très mal organisée à en croire les habitués. Il faut dire qu’elle avait déménagé des hôtels dans lesquels elle se trouvait avant. Pourtant désormais proposée dans un seul et unique endroit, la dealers room cuvée 2013 a déçu.Un fort bon résumé, qui n'est pas de moi, mais que j'approuve !Nous n’avions pas de point de comparaison mais oui, c’était un bon boxon : stands amateurs, éditeurs, boutiques artisanales, grosses enseignes, artistes… tout était mélangé et c’était difficile de s’y retrouver. D’ailleurs j’ai mis un bon bout de temps à retrouver certains stands vu la veille, le dernier jour du salon, moment pas très intelligent pour faire ses emplettes puisque c’est celui que tout le monde choisit ! Mais au final, c’était peut-être pas plus mal, parce que même en perdant du temps à se repérer dans ce dédale, le porte-monnaie a bien souffert ! Mais ça valait le coup : certains objets disponibles là bas sont indisponibles en France, ou alors à des tarifs honteux. Un large choix, des tarifs compétitifs et un euro fort face au dollar a permis de faire d’excellentes affaires.

 

  • Les festivités nocturnes : dernier point intéressant de la convention. Il faut savoir que le prix du billet (75 dollars au moment où nous l’avons pris) donne droit à absolument tout les contenus organisés par la société D*C, ce qui inclut les panels, les conférences en parallèle, les activités annexes ou encore les soirées à thèmes. Chaque soir, jusqu’à environ 4h du matin, il était possible de se déhancher dans les salles de bal des hôtels. Contrairement à Julien qui a tenté l’aventure, j’avoue ne pas avoir vu grand-chose des nocturnes de la D*C, préférant me ménager pour les journées bien remplies et assurer mon quota de sommeil. J’ai respecté la règle d’or de la Dragon*Con, nommée règle 6-2-1 : 6 heures de sommeil, 2 repas et 1 douche par jour. Je suis bonne élève !

Vous remarquerez peut-être que je n’ai pas abordé la question des cosplays. C’est normal, car je garde ça pour la partie suivante, j’ai nommé…

… La Parade et ses costumes

Oui, la Parade avec un P majuscule, car cet événement le mérite. Dire qu’il y a des cosplayers qui ne savent pas ce qu’est la Parade de la Dragon*Con… nan mais allo quoi ! Tu fais du cosplay et t’as pas fait la Parade de la D*C ? C’est comme si… euh… POUET ! Voilà !

parade DC

Bref, la Parade de la Dragon*Con se déroule traditionnellement le samedi matin de 10h à 11h. Elle convie tous les cosplayers disposant d’un Membership, et inscrits au préalable, à défiler dans les rues d’Atlanta. Cette année, 3000 personnes costumées ont défilé… et plus de 100.000 spectateurs se sont massés le long des rues pour admirer ça ! Là encore, essayez d’imaginer… vous marchez au milieu de la rue avec les membres de votre groupe, et des centaines de gens vous saluent, vous prennent en photos, des dizaines de gamins vous tendent la main pour faire des high-five à un maximum de héros du moment… c’est impressionnant, émouvant même, et c’est un moment qu’il est sans doute impossible d’oublier. Je ne suis pas cosplayeuse, je ne possède qu’un seul costume, un uniforme de Mass Effect que je n’ai même pas eu la compétence de réaliser moi-même. Mais en défilant je me suis sentie fière d’être là en cet instant, alors que je n’ai mis mon costume que quelques heures en France, ayant l’impression de ne pas être à ma place. Je n’aurais jamais pensé avoir le sentiment d’être à l’aise et me sentir légitime dans ce costume un jour. Ca a été le cas ce jour-là, grâce à l’énergie d’un public en liesse, et également grâce aux membres du groupe N7 Elite avec lequel j’ai défilé. J’ai eu l’occasion de rencontrer Mark Meer et Rana McAnear, les vrais Shepard et Samara du jeu, deux personnes adorables, accessibles et aussi passionnées par le jeu que les joueurs. En y repensant, les larmes me montent aux yeux.

En défilant, j’ai pensé à tous mes amis cosplayers, et à quel point ils adoreraient vivre ça. J’espère que certains envisageront de se rendre à la Dragon*Con pour le vivre, d’autant que la plupart d’entres eux ont la passion des beaux costumes. Et on n’est pas déçu à la D*C : je n’ai jamais vu autant de costumes de qualité au mètre carré. J’ai mitraillé dans tous les sens avec mon appareil photo durant 4 jours, et au final je n’ai même pas l’impression d’avoir vu ne serait-ce qu’1/10è des costumes magnifiques qu’il y avait à voir.

Mass Effect Groupe DC

Il y avait des spots privilégiés pour croiser des costumes de qualité : la terrasse du Hilton, en raison du temps superbe et des escaliers parfaits pour les photos de groupe, était l’endroit idéal pour en croiser. Je m’y suis rendue pour la photo de groupe Mass Effect, mais nous sommes également tombé par hasard dessus alors que des photoshoots de super héros avaient lieu. Je vous laisse imaginer le plaisir de prendre des photos avec du DC et du Marvel par douzaine… fascinant de constater également qu’on y trouvait toujours les mêmes photographes : certains doivent y passer toute la convention !

Il y a des dizaines de vidéos en ligne et des dizaines de milliers de photos de la D*C 2013 déjà disponibles : vous pourrez vous faire une idée sans peine de la qualité globale des costumes qui y étaient visibles. J’en découvre encore un bon paquet chaque jour…

Des souvenirs plein la tête

Les 4 jours de convention que nous attendions depuis quasiment une année sont passés à vitesse grand V, mais nous les avons remplis au maximum. Pour être honnête et sincère, cette Dragon*Con a très largement dépassé mes attentes : je ne pensais pas pouvoir assister à tous les panels que je désirais voir, je pensais qu’il n’y aurait jamais assez de place pour tout le monde, que ça croulerait de monde… ce fut le cas, oui, mais la convention est tellement bien rodée et organisée qu’à aucun moment ce ne fut un souci. Au final, j’ai pu assister à deux panels BSG, un panel Defiance, un panel Warehouse 13 et un panel The Hobbit. Toujours très bien placée, toujours dans la joie et la bonne humeur.

J’ai eu de grands moments de plaisir, des fous rires et de l’émotion. La chanson des nains interprétées en live lors du panel de The Hobbit, Edward James Olmos qui se glisse une nouvelle fois dans la peau d’Adama à la fin d’un panel BSG, l’émotion du casting de Warehouse 13 qui venait de terminer, la veille, le tournage de l’ultime épisode de la série, le cast de Defiance qui est resté jusqu’à la dernière seconde pour prendre des photos avec le public de son panel avant de retourner illico à Toronto pour tourner la saison 2… quelques instants choisis parmi des dizaines d’autres, qui vont rester gravés dans ma mémoire de petite fan frenchy qui ne demande aujourd’hui qu’une chose, c’est d’étoffer le catalogue ! Vivement que je retourne à Atlanta dans quelques années… je suis officiellement addict à la Dragon*Con.

Et sinon, à part ça, Atlanta ?

9 jours sur place pour 4 jours de convention : nous avons eu le temps de voir du pays ! Et si un bon paquet de gens m’ont demandé ce que diable j’allais donc faire à Atlanta, ces derniers ne doivent pas savoir que cette ville, capitale de l’Etat de Géorgie, a de nombreux atouts touristiques.

J’ai déjà parlé de l’Aquarium de Géorgie, le plus grand au monde, mais Atlanta est également la mère patrie du Coca-Cola ! On trouve donc un musée dédiée au soda et à ses variantes à quelques dizaines de mètres de l’aquarium. Le Centennial Olympic Park, mis en place en 1996 à l’occasion des Jeux Olympiques, est un poumon de verdure se situant à proximité. En le traversant, on arrive aux locaux de la chaîne CNN, qu’on peut visiter.

Ce sont des endroits qui sont intéressants pour plusieurs raisons : leur contenu bien sûr, leur présence dans le même quartier que les hôtel de la D*C (donc Downtown Atlanta, il y a de fortes chances que votre hôtel s’y trouve) et enfin leur présence dans la liste des lieux que l’on peut visiter avec le CityPass, qui offre des tarifs très attrayants. Il y a bien d’autres endroits à visiter : j’ai donné mon avis sur tous ceux que nous avons découvert sur mon compte Trip Advisor !

musée coca cola atlanta

Point important que je ne pouvais pas ne pas aborder : la nourriture. On n’a pas vu la tête d’un légume ou d’un fruit frais de tout le séjour. Atlanta fut la troisième ville américaine dans laquelle j’ai mis les pieds avec New York et Las Vegas et c’est le même constat à chaque fois : les seuls légumes que je croise, c’est la rondelle de tomate et la feuille de salade dans les burgers. Et les fruits sont dans les smoothies (bon j’exagère, il y avait des bananes au buffet petit déj de notre second hôtel). Atlanta Downtown dispose d’un CVS (franchise de pharmacies fusionnées avec des superettes) ouvert H24 et super bien placé, ce qui permet de se ravitailler en boissons et en snack pour tenir le coup durant la journée. Les jours de convention, nous prenions un très solide petit dej à l’hôtel, grignotons quelques biscuits en journée et mangions le soir, souvent une part de pizza. En dehors de la D*C nous logions dans un hôtel sans petit dej : mauvais plan car du coup, nous mangions le midi, et le soir aussi… des burgers ou de la pizza ! Ça a été malbouffe tout le séjour. Le budget nourriture a été très très limité car mal manger ne coûte pas cher, par contre mon estomac n’a guère apprécié le régime sans fruits et légumes. Heureusement, on marche beaucoup lors de ce type de voyage, ça aide à éliminer. Mais ne me parlez plus de fast-food pendant un certain temps 🙂

 Bilan et conseils

La Dragon*Con est la première convention US à laquelle j’ai pu assister… et sans doute la dernière. Attention, je ne dis pas que je ne veux pas y retourner… au contraire ! Je ne veux plus faire que celle-ci ! Parce que les gens y sont chaleureux, parce que les guests viennent parce qu’ils le veulent et pas parce que c’est dans leur contrat comme à la SDCC,  parce que la convention est encore à taille humaine (57.000 visiteurs en 2013) et parce qu’il y a la Parade, unique au monde. J’ai eu l’occasion de parler avec plusieurs visiteurs américains qui ont eu l’occasion de faire de nombreuses conventions, et qui m’ont tous dit la même chose : la Dragon*Con est la meilleure aux USA. Les guests le disent aussi d’ailleurs : quelle belle preuve d’amour quand certains déclarent en fin de panel qu’ils espèrent être invités l’année suivante (et que le public hurle un grand OUI) !

Reste à aborder la question financière : combien ça coûte de vivre une telle convention ? Dans mon cas, j’ai tenu les comptes tout au long du séjour, pour en arriver au bilan définitif suivant : tout compris, de A à Z, des premiers préparatifs en octobre 2012 à mon retour chez moi en septembre 2013, ce voyage m’aura coûté 2300 euros. Cela inclut tous les transports (train, voiture, avion, taxis), l’hébergement dans les 2 hôtels, la nourriture, les visites, les achats de goodies et souvenirs, les photoshoots, les dédicaces et même les frais bancaires. J’avais prévu plus ! Je me retrouve donc avec du rab sur mon budget, généreux certes, mais je ne me suis absolument rien refusé à aucun moment – j’ai même un peu abusé vu le poids de la valise 😛 Mais il faut souligner que nous européens, avons un atout, à savoir l’euro fort face au dollar, qui gonfle généreusement notre pouvoir d’achat. Et ça, ça joue sacrément sur le porte-monnaie.

Il est possible de partir avec un budget un peu inférieur, mais à moins de ne pas être fana de goodies ou de dédicaces, ou bien de ne jamais mettre les pieds dans un resto et de se contenter de snacks (mais votre système digestif risque de faire la gueule) je ne pense pas qu’il soit très possible de descendre en-dessous des 2000 euros au global… sachant que les postes principaux de dépense (transport et hébergement) constituent déjà 60% d’un tel budget. Comme c’est un voyage que vous ne risquez pas de faire chaque année (ou alors vous êtes riche, dans ce cas vous n’avez pas trop besoin de lire tout ça :)) mieux vaut se faire plaisir et profiter à fond, pour rentrer sans regret (le spleen s’occupera quand même de vous, ceci dit !).

Allez, terminons avec des conseils en vrac :

  • Commencez très tôt à préparer votre voyage : l’édition 2014 se prépare dès maintenant ! Les Memberships sont déjà en vente et les réservations dans les grands hôtels commencent dès le 16 septembre !
  • Economisez au fil de l’eau et budgétisez sans tarder : un voyage bien préparé et bien planifié vous coûtera moins cher, et des pôles de dépense budgétisés vous permettrons de mieux définir vos limites !
  • Tout ce que vous pouvez acheter en avance, achetez-le : billets pour les visites, photoshoots… vous pouvez les payer en ligne, et même via PayPal, ce qui permet de réduire les frais bancaires et de spéculer sur la valeur du dollar !
  • Multipliez les réservations d’hôtels : un grand nombre d’hôtels proposent des réservations gratuites, annulables jusqu’à quelques jours avant la date d’arrivée. Multipliez les réservations pour avoir plusieurs options, et annulez celles qui ne vous intéressent pas quand vous êtes sûr de vous. Changer d’hôtel lors d’un voyage est contraignant mais ça peut vous permettre de faire de belles économies !
  • Partez la valise légère : vous aurez l’occasion de trouver des goodies introuvables en France et des tee-shirts sympa. Partez avec de la place dans votre valise, sinon c’est surcharge assurée au retour !
  • Sac à dos et bonnes chaussures sont vos meilleurs alliés : vous allez marcher pas mal et piétiner beaucoup. Personne ne vous jugera si vous vous baladez en tongs ou en baskets si ce sont les chaussures les plus confortables pour vous (j’aurais tué pour une paire de tongs les derniers jours, je me demande encore pourquoi je n’en ai pas pris avec moi) !
  • Profitez à fond : vous ne referez/reverrez pas ça de sitôt ! Alors, tout en restant dans les limites de votre conception du raisonnable (et dans ce que la bienséance autorise) faites vous plaisir et profitez au maximum de ce que la convention offre. C’est déjà difficile de revenir au pays, alors si c’est pour avoir des regrets, c’est pas la peine !

Je pense que vous avez là un témoignage plutôt complet sur la Dragon*Con… je ne suis pas rentrée dans le contenu des panels, sur mes rencontres avec les guests et même avec les gens : tout a été super, aucun point noir à l’horizon (j’ai attendu qu’un problème survienne jusqu’au bout du séjour, j’ai trouvé ça trop beau, mais au final, tout s’est hyper bien passé ! Wouhou !) et je vais garder tout ça pour moi 🙂 J’avais surtout envie, en écrivant tout ça, de démontrer qu’entreprendre un tel voyage est tout à fait possible si on s’organise bien. Certes, 2300 euros, c’est une somme, personne ne dira le contraire : mais quand on est fan et qu’on rêve depuis des années d’un tel périple, une telle expérience vaut bien quelques sacrifices. Sans compter que quand on a certaines clés en main, c’est nettement plus facile de se préparer.

file d'attente DC

Et puis vraiment, cette adoration pour le SDCC est un mythe : oubliez donc cette convention sold out en 10 minutes, et intéressez-vous à la Dragon*Con, vous avez tout à y gagner. J’espère y retourner en 2015 ou 2016, en petit groupe cette fois-ci : s’il y a bien une bonne parole que je veux précher, c’est celle de la D*C !

Merci à Julien pour ses commentaires et suggestions, ainsi qu’à tous ceux qui seront allés au bout de cet énorme pavé 🙂

[Voyage] Dragon*Con 2013, une expérience inoubliable
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