[Voyage] Audrey à l’Ouest

Bonjour vous ! Ca fait une éternité que je n’ai pas posté ici… vous connaissez le laïus habituel : je suis pas mal occupée et finalement je n’ai même pas le temps de parler de ce que je fais. Quelques centaines d’actu pour Clubic, plusieurs numéros de Film(s) et de SériesTV Mag et un bon paquet de tests, critiques, interviews et news sur GentleGeek… voilà grosso modo ce qui m’a occupée les 6 derniers mois.

Mais aujourd’hui je n’ai pas trop envie de parler boulot, j’ai plutôt envie de vous raconter un truc un peu plus sympa et que je repousse depuis trop longtemps : cet été, au moins de juin précisément, j’ai passé un peu plus de deux semaines à me promener avec mes amis Marie et Jérémie à l’ouest des Etats-Unis. Tout comme je l’ai fait l’année dernière pour mon voyage à Atlanta et à la Dragon Con, j’avais envie d’écrire un compte-rendu aussi bien pour moi que pour vous, car c’est un voyage qui en fait rêver plus d’un et qui peut apparaître comme onéreux et décourageant pour beaucoup de monde. J’espère donc que ça vous fera voyager et que ça vous donnera, peut-être, envie de faire de même.

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Les préparatifs

Les dépenses concrètes et estimées

Nous sommes donc partis à 3 adultes, majeurs et vaccinés, avec plein d’envies et un budget fixé à moins de 2000 euros pour toute la partie logistique (sans compter les achats sur place). On a commencé à en parler aux environs de septembre 2013, en octobre-novembre on avait défini les dates du voyage et en décembre, nos billets d’avion étaient réservés. Entre temps on avait également réussis à bloquer nos dates de vacances à nos boulots respectifs : du 16 juin au 1er juillet, nous allions donc explorer l’Ouest américain, avec une arrivée à Los Angeles et un départ de San Francisco.

La prise de billet tôt nous a assuré un prix intéressant : 811€ par personne allez-retour. On aurait pu payer un peu moins, mais nous avons préféré voyager sur Air France (en éco, bien sûr). Le prix s’explique en partie par le fait qu’on arrivait à un aéroport et qu’on repartait d’un autre.

Nous avons ensuite pris quelques semaines pour planifier notre parcours et trouver les hôtels de nos étapes. Par souci d’économie, nous avons beaucoup dormi dans des motels, sur la route ou dans des petites villes pour s’éloigner de nos étapes principales et couper la route pour éviter de trop lourds trajets. Les hôtels qui nous ont couté le plus cher sont, sans surprise, ceux des villes et ceux des parcs nationaux (168€ pour une nuit à Yosemite !). Nous avons, en contrepartie, passés certaines nuits dans des motels à 45€ pour 3 personnes. L’hébergement nous est revenu à 471€ par personne pour 16 nuits, à chaque fois dans une chambre unique avec deux grands lits. Un tarif très très honnête, d’autant que nous n’avons pas eu trop de mauvaises surprises, hormis un Wi-Fi parfois pourri et certains petits déjeuners originaux…

Le dernier gros morceau, c’était la voiture. Après avoir exploré les solutions que nous connaissions en France, comme Hertz, nous nous sommes tournés, sur les conseils de personnes ayant voyagé aux USA, vers les solutions locales. Nous nous sommes tournés vers Alamo, qui dispose d’agences un peu partout dans le pays et propose des prix intéressants, voire très intéressants si l’on s’y prend tôt. Ce fut notre cas, puisque le 15 janvier, la voiture était louée : un SUV (un 4×4, en gros) pour 12 jours nous a coûté 380€, soit 127€ par personne.

Les dépenses fixes définies (et majoritairement payées) nous avons ajouté, en estimation, 150€ d’essence par personne, et 250€ de nourriture par personne. Même comme ça, nous étions loin de notre budget limite ! Le total des billets nécessaires aux visites et transports sur place était d’environ 180€ par personne. On arrive donc à la somme de 1990€ par personne, sachant que nous avons payé moins d’essence que prévu. A cette somme il faut ajouter les dépenses personnelles, souvenirs et compagnie, qui ont varié selon les voyageurs. Par ailleurs, les dépenses se sont étalées sur plusieurs mois, ce qui a permis d’alléger considérablement le poids financier d’un tel voyage.

L’itinéraire

L’organisation de l’itinéraire s’est faite en parallèle de la réservation d’hôtels. Le fait que nous ayons globalement envie de voir les mêmes choses nous a grandement facilité la tâche. Nous avons également eu des conseils de voyageurs pour nous aider, nous avons exploré des forums pour glaner des infos et, dans certains cas, notre expérience nous a aidé. Par exemple, comme je connaissais déjà Las Vegas, je savais bien que ce n’était pas la peine d’y passer plus d’une journée entière.

Notre itinéraire fut le suivant : Los Angeles – Las Vegas – Grand Canyon – Lake Powell – Death Valley – Yosemite – San Francisco. Inutile de vous dire qu’avec un tel plan de route cumulant plus de 3000 km de bitume et autres chemins pittoresques, on avait largement de quoi nous occuper !

Voyage USA itinéraire

Notre périple nous emmené vers des lieux attendus mais également vers des étapes décidées en cours de route. Nous n’avons pas été déçus ! Je vous propose maintenant de parler un peu plus du voyage en lui-même…

Le road trip !

Je précise au passage que j’ai écrit des avis sur la totalité des hôtels, ainsi que sur une bonne partie des lieux et restaurants du parcours sur mon compte TripAdvisor.

Etape 1 : Los Angeles

Nous sommes arrivés le 16 juin à Los Angeles. Après avoir récupérer la voiture à proximité de l’aéroport, dans aucune difficulté si ce n’est de se faire les dents sur un véhicule automatique (enfin, Marie surtout) nous nous sommes rendus à notre hôtel où nous avons passé les deux premières nuits. Nous étions situés à proximité d’Hollywood Boulevard.

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Notre première soirée à L.A. s’est résumée à faire un tour sur le boulevard en question, à la découverte du Chinese Theater et des étoiles par terre. Clairement, Hollywood ne rend pas honneur aux visions fantasmées qu’on en a et ça n’a pas été le coup de foudre. Nous avons également commencé notre voyage avec un piège à touristes dans lequel nous avons plongé en connaissance de cause : le Hollywood Wax Museum. Ce musée de personnalités en cire nous faisait terriblement envie depuis la lecture d’un article de Vice qui le décrivait comme le pire du monde. On doit bien trouver plus affreux ailleurs mais nous avons eu nos premiers fous rires dedans.

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Le lendemain, nous avons passé la journée à Universal Studio. Si vous allez à Los Angeles et que vous aimez les parcs d’attractions, c’est un passage obligé. Outre les attractions en elles-mêmes (dont celle, célèbre, dédiée à Jurassic Park) vous pourrez faire une visite des studios de tournage, qui permet de traverser les plateaux de Desparate Housewise, de voir l’Ile de King Kong, l’hôtel de Norman Bates et bien d’autres choses encore. Vous croiserez également des personnages bien connus. A faire également, le spectacle Waterworld et la maison hantée qui fait passer le Manoir de Paris pour une promenade de santé. Il est bon de préciser que si l’entrée est chère (84$, environ 60€) il est possible de trouver des réductions sur Internet. C’est l’une de nos visites pour lesquelles il a été le plus compliqué de trouver des voucher mais en creusant bien, nous avons pu économiser près de 10$ sur nos entrées en trouvant une offre temporaire.

Notre troisième jour était le dernier à Los Angeles. Nous sommes partis, tôt le matin, à la recherche du meilleur spot pour faire des photos devant le panneau Hollywood. Pour ça, pas de mystère, rendez-vous sur Internet où on trouve plein de listes de points de vue. De notre côté nous sommes allés au plus évident, sans doute le plus connu, bien en face du panneau. En arrivant tôt tout avons évité la foule. Le reste de notre journée a été consacrée à faire du shopping, chercher des points de vue sur L.A. (que nous n’avons, pour la plupart, jamais trouvé), exploré l’observatoire Griffith (pour le coup, si vous voulez une belle vue sur une L.A. bien polluée, c’est the place to be) et se balader sur les plages de Santa Monica, où nous avons assisté in extremis au coucher du soleil.

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Etape 2 : Las Vegas

Viva Las Vegas comme on dit, ou plutôt Viva la Veuga selon notre GPS franchouillard. Notre trajet entre LA et LV a pris quelques heures, et pour cause, nous avons fait un arrêt qu’il nous était impossible de louper : celui au Bagdad Café. Si vous n’avez jamais vu le film éponyme avec CCH Pounder, alors corrigez vite cette lacune : c’est un petit bijou. Le film a été tourné dans un motel situé sur la célèbre route 66. A l’époque le lieu ne s’appelait pas ainsi mais il a changé de nom suite au succès du film. C’est un véritable bar avec ses clients habitués et de passage au beau milieu du désert, entouré de carcasses de caravanes et de locaux abandonnés. C’est incroyable à voir, mais c’est stratégiquement conservé ainsi : c’est un lieu très touristique et les Français adorent particulièrement y venir. Nous y avons fait un arrêt le temps de prendre des photos et de boire un thé glacé. Dans l’établissement, la musique du film tourne en boucle. C’est vraiment une ambiance particulière.

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Pour y avoir fait le CES en 2013, je connaissais déjà suffisamment Vegas pour savoir qu’il n’y avait pas vraiment de trucs passionnants à y faire. Nous sommes arrivés sur place dans la matinée et nous avons commencé part une forte dose de shopping, dans l’un des nombreux outlets qu’on trouve dans le coin. Un outlet c’est un rassemblement de magasins de marques qui vendent leurs produits à prix cassés, un peu l’équivalent des magasins d’usines chez nous. C’est le paradis des jeans Levi’s à 40 dollars, des paires de Converses à moitié prix et autres magasins de jouets et de trucs geeks pas chers et introuvables ailleurs. Accessoirement, c’est l’endroit où j’ai racheté une deuxième valise, bien consciente que ma première ne résisterait pas à tous mes achats.

Après plusieurs heures d’achats intensifs, nous sommes allés prendre notre chambre à l’hôtel Stratosphère. C’est l’un des hôtels-casino du Strip, qui se situe au bout de ce dernier et qui offre une vue à 360° sur la ville, façon tour Montparnasse. C’est aussi l’un des hôtels les moins chers : environ 52€ la nuit, pour 3. De façon générale, il est assez simple de se loger sur le Strip pour pas trop cher : les hôtels cherchent à attirer des gens qui joueront dans leurs casinos, qui sont leur manière principal de faire leur beurre. Dans le cas du Stratosphere, il faut aussi souligner qu’une chambre donne accès à tous ses occupants au point de vue à 360° situé au sommet. Sachant que l’accès coûte normalement 15$ par personne, la nuit est quasiment amortie en allant y faire un tour.

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Pour manger, nous nous sommes rendus à Fremont Street, le berceau de Vegas puisqu’on y trouve les plus vieux casinos. Nous avions choisi depuis longtemps de finir la journée au Heart Attack Grill, un restaurant réputé pour ses décors et ses ambitions douteuses : faire manger les gens le plus grassement possible. On y est accueilli par des serveuses vétues en infirmière, tandis que les serveurs sont habillés en médecins. La moindre bière fait 75 cl, les burgers baignent dans le gras de bacon et le fromage, et on peut mettre une quantité impressionnante de steaks dedans. Et si on ne fini pas son assiette, on se prend des fessées ! Honnêtement, ce n’est pas mauvais et en se limitant à 1 ou 2 steaks, le burger passe très bien après une bonne journée de marche. Néanmoins, un conseil : évitez le chili sur les frites…

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Le lendemain, nous avons déambulé sur le Strip sous une chaleur écrasante, exploré les hôtels, fait du shopping et joué (un peu) aux machines à sous. D’ailleurs, au sujet des casinos, à moins d’avoir de l’argent à perdre à une vraie table de jeu, vous en reviendrez vite. L’overdose de bandits manchots vous guette. Perdre 5 dollars dans les machines d’un casino suffira à la plupart d’entre vous et c’est bien pour ça que Vegas n’a, en soit, qu’un intérêt limité. Mais bon, vous pouvez aussi, comme nous, tomber complètement par hasard sur la seule boutique au monde consacrée à la lutte contre les zombies. En vrai c’est aussi une armurerie. Welcome to America !

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Nous n’avions pas pris de petit déjeuner et, pour cause, nous avions prévu de manger dans l’un des nombreux buffets à volonté du Strip. Nous avons mangé au buffet du Bellagio, et on n’a pas été déçus, aussi bien par la nourriture que par le spectacle. Quand on va dans ce genre d’endroit, avoir le ventre vide est de rigueur tant on a envie de tout goûter. Mais certains abusent de la bouffe jusqu’à s’en rendre malade, et nous avons croisé plusieurs personnes qui se faisaient vomir aux toilettes… ça coupe l’appétit !

Mais ce qu’on attendait le plus à Las Vegas, c’était le samedi soir, pour aller voir Evil Dead the Musical 4D. Oui, vous ne rêvez pas : il s’agit bien d’une comédie musicale inspirée des films Evil Dead. Le 4D, c’est parce que si vous prenez une place située dans la « splatter zone », vous avez le plaisir de vous faire asperger de (beaucoup) de faux sang durant la séance. C’est bien évidemment ces billets là qu’on a pris, plusieurs mois à l’avance, car ça affiche vite complet. Et on a été noyés sous le faux sang, littéralement ! On était les seuls frenchies, on s’en est pris plein la tronche et on a adoré ça ! Il y a énormément de spectacles à Vegas mais celui-ci vaut vraiment, vraiment le coup. La place en Splatter Zone vaut 75 dollars mais vous trouvez facilement des réductions sur Internet qui font passer le billet au tarif d’une place normale, aux environs de 50 dollars. C’est une affaire !

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Etape 3 : Grand Canyon

Finir notre passage à Vegas par un super spectacle nous a permis d’en partir sur une bonne impression, mais c’est sans regret que nous avons quitté la ville… surtout que nous entamions une nouvelle partie de notre périple, à savoir les parcs nationaux. L’étape séparant Las Vegas du Grand Canyon était l’une des plus longues du voyage : nous sommes arrivés peu de temps avant le coucher du soleil. Il faut dire que sur le chemin, nous avons fait un arrêt au célèbre barrage Hoover, très impressionnant à voir.

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Ça a été une sacrée course pour atteindre un spot qui nous permettrait de faire des photos ! Mais nous y sommes arrivés. J’avais beau avoir survolé le Grand Canyon en hélico début 2013, je me souviendrai longtemps de ma première vision de ce paysage immense version 2014. J’ai vraiment eu le souffle coupé.

Si vous prevoyez de visiter plusieurs parcs nationaux durant un même voyage (ou une même année), sachez qu’il existe un pass qui permet de les visiter à volonté durant un an, en payant une seule fois, pour tous les occupants d’une voiture. Ce pass s’appelle America The Beautiful et il coûte 80 dollars. Selon les parcs visités, les prix d’entrée varient mais ce pass, qui est également désigné sous le nom « Annual pass » auprès des gardes forestiers, est rentabilisé en 3 ou 4 parcs.

Pour en revenir au Grand Canyon, nous avons donc passé une soirée dedans, plus une grosse journée entière le lendemain avec un réveil très tôt pour en voir un maximum avant les grosses chaleurs. La suite du voyage nous aura fait comprendre qu’il ne faisait pas vraiment chaud au Grand Canyon mais ça été l’occasion de quelques coups de soleil… bref, nous avons vu un spectacle absolument magnifique, c’est un endroit génial et très préservé malgré les très nombreux visiteurs. D’ailleurs, si vous avez, comme moi, le vertige, vous aurez la (désagréable) surprise de découvrir qu’il y a très peu de rambardes et que les chemins donnent quasiment tous sur le vide à l’exception de certains points de vue aménagés.

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Nous avons beaucoup marché sans pour autant emprunter de chemin de randonnée… nous avons également profité des bus gratuits pour atteindre les points de vue les plus éloignés du Visitor Center, et revenir ensuite. En une journée complète, nous avons pu profiter de la grande majorité des points de vue intéressants ! Nous ne sommes pas partis frustrés du Grand Canyon, c’était une merveilleuse étape.

Etape 4 : Lake Powell

Après la nature avec un grand N, nous sommes repassés par la civilisation un peu plus marquée. Nous avons logé dans la petite ville de Page, à quelques kilomètres de Lake Powell. Il s’agit d’un immense lac artificiel : pour résumer, il s’agissait à la base d’un canyon, qui a été remplis d’eau par sa connexion avec le Colorado. Outre le barrage de Glenn Canyon que l’on peut visiter (nous ne l’avons pas fait) on peut se promener aux bords du lac (plus de 3000 km de côtes !) et également se baigner. Là, pour le coup, on ne s’est pas fait prier.

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Ça été une chouette journée de détente. Ca marquait aussi (déjà) le point le plus éloigné de notre voyage : à partir de là, on repartait dans la direction opposée. Le truc très marrant (ou pas) de Lake Powell, c’est qu’il est situé à la frontière de l’Utah et de l’Arizona, deux Etats où l’heure est différente d’une heure. On ne savait jamais vraiment à l’heure de quel Etat on était et les téléphones devenaient fous là-bas. C’est un truc à savoir quand on se balade dans le coin !

Nous avons bien profité de cette journée de baignade, de promenade et de courses à Walmart (la vue d’un Walmart provoquait notre hystérie à chaque fois. Entre la nourriture bizarre et les t-shirt Grumpy Cat à 7 dollars, nous avions toujours une bonne raison de nous y arrêter).  Et on a bien fait car la suite allait nous mener dans une fournaise telle qu’on en avait rarement (voire jamais) connu.

Etape 5 : Death Valley

A Page, nous nous étions baignés tardivement dans la piscine du motel, et nous avions froid, car c’est généralement ce qui se passe quand on est à proximité d’une étendue désertique. Death Valley a un peu remis en question cet état de fait. Mais avant de partir sur ce sujet-là : en allant à Death Valley, vous passerez probablement (il n’y a pas 36 routes) à côté d’une station-service verte fluo. Il s’agit de la Area 51 Alien Travel Center : une station-service donc, une supérette, un bar… et un bordel. Le tout avec une énorme tête d’extra-terrestre sur une pancarte. Quoi de plus normal après tout, c’est en plein milieu du Nevada ! Nous ne sommes pas aller voir s’il y avait des prostituées à 3 seins. Mais si vous passez par là, arrêtez-vous, ça vaut vraiment le détour. En plus, vous ne verrez plus aucun commerce pendant des heures de route après ça.

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Pour atteindre Death Valley il faut ensuite rouler en ligne droite pendant 1h30, puis tourner à droite et rouler encore. Quand vous avez l’impression de rouler sur la Lune c’est que vous êtes au bon endroit. Les plages de visites recommandées se situent avant 10h du matin et après 16h. En plein mois de juin, nous avions droit à du 54° à l’ombre, mais la blague récurrente dans le coin c’est qu’il n’y a absolument pas d’ombre, donc la température est bien plus élevée… les points de vue sont nombreux et incroyablement différents les uns des autres : collines d’une sécheresses absolue (Zabriskie Point), lac salé totalement desseché à l’exception d’une flaque peu accueillante (Badwater), plateau couvert de boue salée dessechée (Devil’s Golf Course)… le paradoxe c’est les paysages désolés sont totalement fascinants. L’un des points de vue les plus impressionnants se nomme Dante’s View : il se situe au-dessus de Badwater et c’est l’un des seuls endroits où on trouve de la verdure et une fraîcheur toute relative…

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Quelques trucs à savoir avant de s’engouffrer dans la Vallée de la Mort : essayez de faire le plein d’essence et de galons d’eau avant d’y entrer. Les stations essences et magasins y sont rares et tout y est très cher, forcément. Néanmoins ne vous aventurez pas en escapade sans avoir au moins un galon d’eau par personne dans votre véhicule, sachant qu’il est vivement recommandé d’en avoir moins le double. Il n’y a que deux zones hôtelières dans le parc : nous avons passé la nuit dans la plus centrale, nommée Stovepipes Wells. On y trouve un motel avec piscine, une station essence, une supérette et un saloon. C’est littéralement au milieu de rien : pas de réseau téléphonique, un Wi-Fi inutilisable, une climatisation qui souffre le martyr pour refroidir les chambres et une douche dotée d’une minuterie, avec la gentille demande de ne pas laisser couler l’eau plus de 5 minutes. D’ailleurs, plusieurs robinets vous permettent de remplir votre gourde à l’extérieur : l’eau est chaude et franchement dégueulasse : cette denrée rare est traitée sur place et a le goût d’une pastille de chlore. Mais même l’eau de la piscine s’avère potable quand vous déambulez dans ce désert lunaire.

On a vu des paysages fascinants mais, honnêtement, la chaleur écrasante m’a vraiment plombé l’expérience. Si je dois y repasser un jour, j’espère que ce sera durant une période un peu moins chaude !

Etape 6 : Bodie

Bodie n’est pas vraiment une étape à proprement parler du voyage, car nous n’y avons passé qu’une matinée. Pourtant, je pense que cet endroit mérite que j’en parle un peu plus longuement que comme un simple arrêt.

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Bodie est une ville fantôme qui se situe en Californie. Pour y accéder, on prend une route vraiment pourrie sur les derniers kilomètres et on remercie le bon sens d’avoir loué un SUV. Après avoir fait une demi heure de tape-cul, on arrive dans ce lieu absolument fascinant, où la vie s’est arrêtée dans les années 1950. Difficile en arrivant sur place d’imaginer qu’il y avait 10.000 habitants en 1880 et que la ville comptait alors 65 saloons à l’époque : il reste aujourd’hui environ 5% des bâtiments encore debout et certains penchent dangereusement, mais tout est entretenu avec amour par les gardes des lieux.

Bodie est un parc d’Etat, par conséquent le pass annuel n’est pas accepté : l’entrée coûte quelques dollars et il est possible d’acquérir un guide en français pour en apprendre plus sur la ville, pour quelques dollars de plus. La visite vaut vraiment le détour et le prix s’avère dérisoire au regard de l’expérience unique qu’offre Bodie, lieu chargé d’histoire et d’émotion. Un conseil : arrivez tôt le matin pour éviter la foule qui débarque vers midi. Si vous aimez faire des photos, vous aurez l’occasion de réaliser des clichés incroyables sur place.

Etape 7 : Yosemite

DSC_1094_2Le dernier parc du voyage est celui dont je garde le meilleur souvenir. Difficile d’imaginer que Yosemite ne se trouve qu’à quelques centaines de kilomètres  de Death Valley : en arrivant sur place par l’entrée la plus haute en altitude, nous avons découvert de la neige ! Passer de près de 60° en plein soleil à une température suffisamment basse puisqu’on puisse presque toucher de la neige sur les montagnes… l’Amérique est vraiment pleine de surprise ! Nous avons appris, plus tard, que cette entrée était même fermée à certaines périodes de l’année, entrainant un détour de plusieurs centaines de kilomètres pour accéder au parc ! Mieux vaut donc se renseigner avant sur le site Internet, afin d’éviter une mauvaise surprise…

Yosemite est un lieu très vert, très préservé là encore, où il est possible d’observer une grande variété d’animaux en tous genres : écureuils, canards, oiseaux, cervidés, et même… des ours ! Oui, nous avons pu voir un ours. Marie et moi en avions les larmes aux yeux : certes il était à plusieurs dizaines de mètres de nous, mais d’une part c’était nettement moins dangereux pour nous et, d’autre part, rares sont les visiteurs adeptes de la voiture comme nous qui peuvent se vanter d’en avoir vu un comme ça, en liberté.

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Nous avons passé une journée et demi à Yosemite et c’est, à vrai dire, le seul endroit du voyage où j’ai eu le sentiment que ce n’était pas assez. Nous avons suivi des chemins de randonnées – les plus modestes, nous n’étions pas équipés pour faire plus – et nous sommes rendus à un très grand nombre de points de vue. Parmi les plus notables on peut citer Valley View, Tunnel View et surtout l’extraordinaire Glacier Point, qui se mérite, car la route est très sinueuse (et sans rambardes, argh !). Traquer le Half Dome pour faire LA photo accoudé à l’unique arbre du coin est aussi un incontournable… et bien évidemment, si vous allez dans le parc à une période où la neige fond (c’est à dire au printemps et surtout en été), il faut absolument vous rendre en bas de la cascade : Lower Yosemite Falls s’atteint facilement (n’escaladez pas les cailloux comme nous, passez directement à gauche…) et si vous voulez vous baigner dessous, c’est possible, vous allez mourir de froid mais vous allez mourir heureux !

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En 1 jour et demi nous avons eu l’occasion de voir énormément de choses. Nous avons également suivi les traces d’animaux dans les bois et fait de belles photos. Avec un peu plus de temps nous aurions notamment pu faire du kayak, des randonnées un peu plus longues et même nous baigner. Mais l’eau était quand même très froide 😉

Pour le logement, nous avons choisi le Yosemite View Lodge. Ce fut la nuit la plus chère de notre séjour mais notre chambre était immense (3 grands lits, 2 salles de bain et un espace cuisine), nous étions très près du parc et il y avait toutes les commodités nécessaires, de la piscine au supermarché. Par contre, il s’agit d’une zone touristique où tout est hors de prix, donc l’idéal reste encore une fois de faire des courses avant d’arriver dans le parc. Ca nous a fait quand même du bien de dormir dans un bel hôtel vu la qualité variable des motels que nous avions croisé sur notre route jusque-là !

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Etape 8 : San Francisco

Atteindre San Francisco signifiait la fin imminente du voyage. Nous avons passé 3 jours entiers dans cette ville, sachant que le 4e était le jour du retour en avion.

Notre première étape a été le célèbre Golden Gate Bridge, arrêt obligatoire pour réaliser des photos et admirer ce pont majestueux. Nous avons eu la chance de le voir en entier : deux jours plus tard je repassai à proximité, mais il était entièrement sous la brume !

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Après avoir pris nos quartiers dans notre hôtel, nous avons rendu la voiture après plus de 3000 km de circuit (dont la quasi-totalité, à quelques dizaines de km près, ont été engloutis par Marie). Redevenir piétons a été une petite frustration malgré les fameux Cable Car qu’on trouve à San Francisco. On s’est beaucoup perdu en cherchant des lignes de bus, mais ça fait partie du charme de ce genre de voyage ! A noter que nous avons opté pour un pass de transports, pour profiter des bus et cable cars à volonté durant nos trois jours sur place. Ca nous a coûté 26 dollars chacun mais quand on sait qu’un trajet simple en cable car vaut 5 dollars, c’est très vite amorti, surtout qu’on prend ce moyen de transport comme on fait un tour de manège tellement c’est sympa et atypique.

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En trois jours, nous avons fait énormément de choses, à commencer par une visite d’Alcatraz. L’île et sa prison se visitent entièrement, et mieux vaut prendre sa place bien avant le voyage si on veut débarquer sur les lieux. En effet, seule Alcatraz Cruise le permet et les places se vendent très rapidement. Encore une fois, pour être relativement tranquilles notamment pour les photos, mieux vaut arriver tôt ! En juin, nous avons eu droit aux couvées des mouettes, qui sont maîtres en ces lieux. Impossible d’ignorer ces oiseaux qui sont un peu effrayants quand ils se baladent en groupes de 50 ! Interdiction pour les visiteurs de manger sur l’île, au risque de se faire attaquer. Ce fut l’attraction inattendue des lieux ! En tout cas, la visite vaut vraiment le détour.

 

20140629_151432De retour à San Francisco dans l’après-midi, notre grande faim nous a entrainé à Fisherman’s Wharf, soit le quai des pécheurs. proche des zones de départ des bateaux mais également de la plage, c’est un lieu très touristique où l’on trouve de multiples boutiques et restaurants. L’occasion de manger un bon gros crabe avec les doigts ! Nous avons mangé au Pier Market. De la bonne bouffe et une jolie vue, pour un excellent moment !

Le samedi soir, nous avons pu assister à la représentation locale du Rock Horror Picture Show. Nous sommes des habitués de la séance du samedi soir à Paris (ou plutôt nous étions puisque la troupe s’est arrêtée fin août…) et nous avions très envie de voir comment ça se déroule à l’étranger. Nous avons assisté à la séance mensuelle du Clay Theater qui tombait pile au moment où nous étions sur place. C’était une projection d’autant plus délirante que la troupe avait concocté une adaptation Disney du film, qui a donc été jouée sur scène pendant que le long métrage était projeté. C’était vraiment fun à voir, d’autant que le public américain a des gimmicks différents pendant le film, alors la séance avait vraiment un goût d’inédit pour nous même si on connait le film par cœur depuis des années !

IMG_20141109_211740Nous avons également pu visiter les locaux de Google, pas à Mountain View, mais ceux de San Francisco qui sont « petits ». Comprenez quelques centaines d’employés seulement dans un immeuble de 6 étages… à noter que ça ne se visite pas, normalement, à moins de connaître quelqu’un qui y travaille, ce qui était le cas 🙂 Si vous en avez l’occasion, c’est chouette de voir comment ça se passe dans une telle entreprise. Par contre, pas de photos à montrer, c’était interdit d’en faire !

Le reste du temps a été consacré au shopping (et il y a de quoi faire à San Francisco !) et à du « temps libre », l’un des rares moments où notre trio s’est séparé pour faire des trucs différents. Pour ma part, j’ai décidé de flâner dans le parc du Presidio, tout au nord de San Francisco. On trouve de très nombreux bâtiments coloniaux très bien entretenus. Ce qui m’intéressait particulièrement, c’était le Walt Disney Family Museum : comme son nom l’indique, il s’agit d’un musée entièrement consacré à l’histoire de la famille Disney, et plus spécifiquement à Walt. On y découvre donc le parcours du fondateur de l’empire du divertissement et de l’animation tel qu’on le connait aujourd’hui. Le parcours est fascinant et met en avant la personnalité complexe de l’homme… par contre, le musée évite bien soigneusement la controverse au sujet de l’antisémitisme présumé de Disney ! Ce n’est cependant pas si étonnant vu que le musée est clairement « à la gloire » de la famille Disney. Ça reste une visite très intéressante, qui présente également la genèse de Mickey Mouse et de plusieurs films d’animation du studio. Par contre, c’est clairement destiné aux adultes, car il y a beaucoup de texte et peu de fun pour les enfants.

L’un des derniers endroits où je me suis rendue est le Palace of Fine Arts. On ne dirait pas en voyant cette architecture, mais il s’agit d’un cinéma, et l’un des plus prisés de San Francisco, où il y a fréquemment des avant-premières. D’ailleurs, celle de La Planète des Singes avait eu lieu quelques jours avant. Lors de ma visite, j’ai notamment vu des jeunes mariés faire des photos, ou encore un homme nourrir les canards de manière très insistante. C’est un superbe endroit si vous avez l’occasion d’y passer, et c’est près de la plage, ce qui permet de faire d’une pierre deux coups.

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C’est également là que je suis tombée, complètement par hasard, au beau milieu du tournage d’une scène de la série Sense8 ! Je ne l’ai compris que plus tard en faisant une recherche sur Internet. Je me suis litteralement installée en plein milieu de la zone filmée, sur un banc, avec des figurants qui déambulaient autour de moi. Soit j’étais hors champ, soit ils ont décidé que je ne gênais pas. En tout cas, je suis restée bien sage. Quand la prise de vue a été terminée, je me suis levée et j’ai pris une photo furtive parce que je trouvais qu’une femme avec une chevelure rose fluo ressemblait beaucoup à Lana Wachowski. C’est normal : c’était vraiment elle en fait. Le hasard est magique ! A noter que Sense8 sera diffusé en 2015 sur Netflix (déformation professionnelle, désolée !)

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Nous avons passé l’ultime soirée du voyage à déguster un délicieux burger et quelques bières avec un ami français qui réside à San Francisco. Une petite touche hexagonale qui nous a rappelé que nous prenions l’avion le lendemain pour regagner nos pénates. Je pense parler au nom de tout le monde en disant que nous sommes partis un peu tristes, très fatigués mais aussi profondément satisfaits de notre périple, qui n’aurait pas pu mieux se passer. Bien sûr, on s’est perdu parfois, agacés de temps en temps, certains motels étaient quand même sacrément pourris (et une piscine vraiment très sale à un moment ;)) et on a même eu quelques frayeurs, mais ça fait partie de l’aventure ! C’était franchement grandiose, le mot n’est pas exagéré et sans doute même pas assez fort.

Conclusion

Si c’était à refaire (c’est à refaire !) je ne changerais pas grand-chose mais je ferais quand même quelques ajustements. Je pense que partir durant 16 jours, c’est bien, à condition d’aimer conduire (Marie nous a sauvé ! Car moi je n’aime pas ça). Nous avons fait de longues heures de route, heureusement les routes sont chouettes aux USA, il y a énormément de lignes droites et plein de choses à voir. Mais certains voyageurs préférerons ajouter une ou deux étapes pour raccourcir les trajets quotidiens.

Personnellement, les deux seules étapes que j’aurais aimer rallonger sont Yosemite et San Francisco. Un jour de plus à chaque aurait été bien. Ca aurait été possible en grappillant du temps à Los Angeles, Las Vegas et peut-être Death Valley ou Lake Powell… mais nous avions aussi des impératifs de présence, notamment à Las Vegas pour assister au spectacle Evil Dead. Tout est une question de compromis dans un voyage comme celui-là, et je pense que nous nous en sommes très bien sortis car nous ne sommes partis de nulle part en étant frustrés, et surtout nous avons même réussi à ajouter des étapes vraiment géniales au voyage, à l’image de Bodie.

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Certains estimeront que 2000 euros par personne, hors achats/souvenir, c’est cher. Je leur répondrais que c’est moins cher que la très grande majorité des voyages organisés où il est fort possible de vous partirez moins de temps et que vos étapes dictées par les trajets en bus ne vous accorderont que très peu de temps dans des endroits qui en demanderaient bien plus, tout en vous empêchant totalement de faire des arrêts improvisés sur le chemin. Bien sûr, c’est un choix personnel que de se laisser mener, et ça se justifie dans bien des cas. Mais avec un peu de recherche et une bonne planification à l’avance, il est tout à fait possible de construire son propre itinéraire en fonction de ses envies. Et ça en vaut vraiment la peine !

J’espère vraiment que ce (long) compte-rendu vous aura donné envie de découvrir certains endroits fabuleux de l’Ouest américain et, pourquoi pas, de vous lancer vous aussi dans une telle aventure. Je vous le garantis : vous ne le regretterez pas !

 Quelques conseils pour terminer

Comme pour mon retour de la Dragon*Con, je me permets quelques conseils basés sur mes observations !

  • Prenez pas mal de dollars en liquide : avoir du cash est très utile notamment dans les restaurants quand vous voulez partager la note. Avec le système de pourboire, partager une note à payer avec différentes cartes bancaires est assez mal vu. Payez donc en liquide, ça arrangera tout le monde. Le cash est également pratique pour prendre de l’essence, car dans certaines stations les cartes bancaires françaises ne passent pas. Bref, pensez à changer quelques centaines d’euros avant votre départ.
  • Voyagez léger : c’était déjà ma recommandation l’année dernière. Il faut dire que j’achète beaucoup de vêtements et d’objets quand je vais aux USA. Si vous passez dans un outlet, vous trouverez de quoi refaire votre garde-robe pour pas cher, et vous serez content d’avoir de la place dans votre valise 🙂
  • Mettez-vous en mode rando : alors oui, vous dormez dans des hôtels et vous traversez les Etats en voiture. Mais vous vous tapez aussi des dizaines de kilomètres de marche ! Les baskets confortables et un peu montantes, le sac à dos, la gourde et le chapeau seront vos compagnons les plus appréciés. Et n’oubliez pas d’emporter un maillot de bain !
  • Emportez votre GPS : autant louer une voiture ne coûte pas très cher, autant toutes les options proposées sont hors de prix et c’est le cas du GPS. Achetez une carte des USA sur votre GPS français et emportez-le avec vous. Si vous n’en avez pas et que vous ne pouvez pas en emprunter un, allez dans le premier Best Buy ou Target que vous croiserez et achetez un entrée de gamme à 50 dollars. Ça vous coûtera trois fois moins cher qu’une location !
  • Imprimez tout : oui, ce n’est pas très écolo et ça vous charger un peu. Néanmoins si vous perdez votre téléphone ou que votre GPS tombe en panne, vous serez content d’avoir documents et cartes sous la main pour vous dépanner. Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier, surtout quand votre balade passe par des portions de déserts.
  • Profitez ! Ritournelle connue et philosophie de vie. On ne fait pas ce genre de voyage tous les jours, alors éclatez-vous dans la mesure de vos moyens (financiers, physiques et niveau tolérance intestinale). Et partagez avec votre famille et vos amis,  prenez des photos, des vidéos et écrivez si vous en ressentez le besoin. Bref, passez le virus du voyage autour de vous, c’est une maladie qui fait du bien 🙂
[Voyage] Audrey à l’Ouest
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Un commentaire sur “[Voyage] Audrey à l’Ouest

  • 12 novembre 2014 à 18 h 32 min
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    ça donne envie de voyager 🙂
    Vous avez trouvé le seul drapeau breton en liberté et ça, c’est fort (cf dernière photo).

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